top of page
Détail tissu

Notre Charte

Avec la création du collectif est venue la nécessité de rédiger collectivement une Charte d'engagements que nous nous engageons à respecter dans nos entreprises. Nous n'en sommes pas toutes au même stade mais nous nous entraidons pour être en amélioration continue dans nos pratiques.

1. Généralités

L’objectif de cette charte est de permettre aux entreprises qui le souhaitent, de participer aux activités du pôle éthique tout en s’engageant à respecter leur environnement, les hommes, les animaux et à ne pas les polluer ou les maltraiter, de quelque façon que ce soit. La dimension éthique du pôle s’entend également au regard du faire ensemble, qui doit s’inscrire dans les valeurs de respect des autres et de leur intégrité. La bienveillance, la collaboration, l’inclusivité sont des valeurs fondatrices, de la création des produits, jusqu’à la communication, avec tous les partenaires : employés, sous-traitants et clients. Les exposants s’engagent à être honnêtes et transparents sur la provenance des produits, des matières premières, sur les labels et sur les process de fabrication. Le pole éthique est un lieu physique et moral de respect et de bienveillance.

2.
Les conditions préalables pour participer au Pôle éthique

Toute entreprise, qui est dans le respect de la nature et des êtres vivants peut prétendre à rejoindre le pôle éthique. Les déclarations formulées par une personne, qui se porte candidate pour intégrer le Pôle ne seront pas systématiquement vérifiées. Le Pôle éthique préfère faire le choix d'une relation de confiance mutuelle, dès le début de la relation avec ses membres.

Le Pôle éthique incite les entreprises souhaitant l'intégrer sans en remplir les critères, à l'en informer explicitement. Ainsi, par des actions de conseils, le Pôle pourra accompagner ce membre vers une amélioration de ses pratiques, au regard du respect de

l'environnement et des êtres vivants. Mais l’objectif premier reste de respecter la charte, et d’être moteur dans les améliorations

à apporter

3. 
Pour les tissus

La fabrication des tissus biologiques suit les normes GOTS au moins jusqu’à l’étape de la teinture.

• La provenance des tissus doit être connue et communiquée et la plus locale possible.

• Les tissus biologiques sont donc sans produits chimiques nocifs pour l’environnement, les humains et les animaux qui vivent dans les champs de coton, lin etc ou a proximité, tant dans leur composition que dans leur process de fabrication.

• Sont entendus comme produits toxiques, ceux figurant dans la liste suivante : le mercure, le plomb, le cadmium l'antimoine, l'arsenic, le chrome hexavalent, le cuivre, le nickel, le sélénium, le tellure, le thallium, l'étain et le zinc, les pesticides et fongicides agricoles.

• Les fibres mixtes avec de l’élasthanne sont clairement identifiées sur les stands comme « non compostable » même si elles respectent la norme GOTS.

• La communication doit être axée sur la slow fashion et la consommation raisonnée de tissus.

Il y a une tolérance sur le lin, chanvre, ortie, rami qui ne sont pas biologiques mais qui proviennent de cultures raisonnées et cultivés, filés, tissés, teints en Europe.

Il y a une tolérance, pour l’élasthanne en très petite quantité, qui peut être présent en respectant les normes GOTS, et pour le tencel et le lyocell, sous réserve qu’ils soient présents dans une proportion minime en regard du stock total d’une part, et d’autre part

qu’ils aient les garanties nécessaires en termes de respect de l’environnement.

4. 
Pour les laines

Dans la mesure du possible, les étapes doivent suivre la norme GOTS. Les produits contenant des matières issus de la pétrochimie devront être en quantité minime lors de la vente. (La fabrication d'1kg de colorant d'origine pétrochimique nécessite environ 100kg de résidus pétrolifères, 10kg d'acides forts et de 1000 litres d'eau (source Pili – entreprise fabriquant des bio-colorants).

L’utilisation de l’urée comme dispersant est tolérée. Les tampons et retardateurs doivent être utilisés avec parcimonie et à terme être éliminés.

​

a) Dans l’idéal pour la Fibre :

L'utilisation de fibres naturelles et locales est favorisée. Le respect des hommes et des animaux est primordial. Les troupeaux doivent évoluer dans un espace naturel, ne subir aucune maltraitance (interdiction stricte du mulesing) et les périodes de tontes doivent être respectées. Avec des animaux non modifiés génétiquement.

Une tolérance est accordée aux laines superwash, sous réserve qu’elles soient présentes dans une proportion minime en regard du stock total d’une part, et d’autre part qu’elles aient les garanties nécessaires en termes de respect de l’environnement (interdiction de traitement chloré). Les laines seront sourcées de manière la plus locale possible. Dans la même démarche, les fibres

non locales (yak, cachemire...) seront tolérées à titre exceptionnel et devront représenter une partie minime du stock de laine. Une tolérance est appliquée pour la laine mérinos, bien que les

circuits d'approvisionnement européen doivent être favorisés.

Les fils intégrant du mohair, devront, à terme, répondre au Responsible Mohair Standard (RMS). Les fibres d’Angora doivent être récupérées en poils mort donc en brossant l’animal et non en les

lui arrachant.

​

b) Dans l’idéal pour la teinture

L'utilisation de métaux lourds est proscrite, tout comme celle des colorants azoïques. Sont entendus comme métaux lourds, ceux figurant dans la liste suivante : le mercure, le plomb, le cadmium l'antimoine, l'arsenic, le chrome hexavalent, le cuivre, le nickel, le sélénium, le tellure, le thallium, l'étain et le zinc.

La norme EN 14362, REACH devra être respectée. Elle fixe la liste des colorants azoïques interdits pour les produits importés de pays hors UE et sert de référence.

La présence de phtalates, de formaldéhyde et de dioxine est également proscrite. Une attention particulière doit être portée à l'utilisation et au traitement de l'eau lors du processus de teinture. Il faut en effet veiller d'une part, à en consommer le moins possible et, d'autre part, à rejeter une eau saine dans le réseau des eaux usées.

5. 
La broderie

Les règles sont les mêmes que pour la laine et le tissu, le vivant doit être respecté sous toutes ses formes. La gestion des déchets, le non recours au sur-emballage, la consommation locale, française ou européenne sont primordiales. La traçabilité de la provenance et de la fabrication des différents produits doit être garantie et claire. Une tolérance est faite pour ce qui est des cercles à broder, qu’ils soient en bambou ou en bois plus classique, puisqu’ils sont produits pour 98% d’entre eux en Asie.

 

Il est également important de penser à l’objectif final des produits proposés à la vente pour être sûr que ce ne soit pas le client qui se retrouve à gérer une charge non optimisée des déchets.

6. 
Pour les patrons de couture

La marque de patron veillera entre autres aspects:

• Sélectionner avec soin les matériaux (quand c'est pertinent) pour limiter l’impact environnemental notamment dans le choix et l’optimisation du papier et du packaging des pochettes. L’utilisation de papiers et cartons recyclés est l’idéal.

• Créer des patrons qui sont présentés et se cousent avec des tissus en fibres naturelles afin de promouvoir les matières éthiques.

• Proposer une gamme de tailles la plus large possible, et du coup proposer des patrons inclusifs, voire une adaptabilité aux différentes morphologies.

• Proposer des modèles avec des finitions résistantes et soignées.

• Développer une approche de consommation raisonnée dans la communication.

7. 
Pour le cuir, le papier, la céramique

Les conditions restent à définir, mais le recyclage, le respect de l’environnement, des êtres vivants doivent être prioritaires.

Le respect des valeurs et des engagements génériques cités dans les §1 à 12 doivent être respectés.

​

Pour le cuir, ceux issus de tanneries européennes sont favorisés et surtout sans utilisation de Chrome 6.

​

Pour la céramique, il est primordial d’utiliser des émaux excluant le plomb.

8. Pour les matières mélangées

Pour les matières recyclées ou mélangées, elles doivent répondre à un critère de compostabilité. Si ce n'est pas le cas, les fibres mixtes sont clairement identifiées sur les produits comme « non-compostables », et ce, même si elles respectent la norme GOTS.

9. Dans le cas d'autres type de créations

Dans le cas où l'exposant n’est dans aucune des catégories précédentes, le respect des valeurs et des engagements génériques cités dans les §1 à 13 doivent être respectés.

10. Pour le conditionnement

Pour l’emballage et la présentation des produits :

L’objectif est de minimiser l’utilisation des produits à forte charge CO2 issus de la pétrochimie. Là où c'est possible, des alternatives circulaires recyclables et issues elles-mêmes du recyclage sont donc mises en oeuvre.

La présentation, le packaging et la mise en valeur des articles, doit se faire aussi sans les contaminer par des produits nocifs pour la santé et l’environnement. Les emballages contiennent donc un maximum de carton/papier recyclés sur la totalité du produit.

L’emballage des produits réceptionnés avant la mise en vente doit être recyclé ou réutilisé.

L’ensemble des emballages ne doit pas contenir de produits toxiques nocifs conformément à la norme GOTS. Donc tous les emballages sont recyclables, et avec un minimum de matière recyclées.

11. 
Pour la sous-traitance, les collaborations et la concurrence

Il est de la responsabilité des participants au collectif du pôle éthique de sélectionner leurs sous-traitants et collaborateurs afin que ceux-ci répondent à l’ensemble de la charte. Ce qui est applicable aux produits, l’est sur toute sa chaîne de production.

Le comportement des acteurs du pôle éthique est respectueux et bienveillant face aux sous-traitants, aux collaborateurs, aux clients, mais aussi face à la concurrence. Le respect des autres et de leur travail est primordial.

Le respect physique et psychologique, des sous-traitants et collaborateurs est primordial.

12. Contrôle et entraide

Les membres du Pôle étique peuvent effectuer, si la nécessité s’en fait sentir et de manière exceptionnelle, une vérification des déclarations réalisées par l'entreprise qui fait partie du Pôle. En effet, au-delà de l'aspect de soutien collectif et de mutualisation, que permet ce Pôle entre ses membres, le Pôle étique souhaite pouvoir légitimement se

positionner comme acteur de la slow-fashion. Cela nécessite de pouvoir garantir sa crédibilité et celle de ses membres.

En résumé

  • Nous aspirons à faire changer les choses et à redynamiser l’industrie et l’artisanat Français et Européen.

  • Nous avons à coeur de vous informer et de vous aider à acheter en toute conscience, quels que soient vos choix d’achats.

  • Acheter un produit éthique, c’est acheter un produit qui n’a pas été fabriqué par des enfants, ni par des esclaves et vous avez la certitude qu’aucun humain et qu’aucun animal n’a été maltraité.

  • Ce sont des produits sans pesticide, sans fongicide, sans métaux lourds, sans produits nocifs pour l’environnement et pour les humains.

  • Vous avez la garantie que ce sont des produits sains et propres sur toute la chaîne de production.

  • Nous ne sommes pas parfaits mais nous y travaillons quotidiennement, nous sommes des entrepreneurs qui respectons le vivant.

 

Normes de références vers lesquelles les membres du Pôle s’engagent àtendre :

• Pour les fibres naturelles : GOTS

• Pour les fibres artificielles : Lyocell et Tencel par Lenzing

• Pour les teintures : REACH

bottom of page